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HISTORIQUE

Le Laboratoire de Toxicologie et de Recherche Médico-Légale a connu le jour le 30 décembre 1930 au sein de l'Institut National d'Hygiène. Il fonctionna dès sa création, en plus des recherches toxicologiques, en tant que centre d'information auprès des médecins.

A la même époque, divers docteurs en médecine experts en toxicologie étaient régulièrement consultés par les différents médecins du Royaume, tel que le Docteur Albert CHARNOT dont les connaissances ont été couronnées par son œuvre « La Toxicologie au Maroc » que l'on trouvait dans toutes les formations hospitalières.

Le Docteur Jean RODIER, avait étudié les intoxications professionnelles (saturnisme, manganisme, asbestose...) et a procédé à l'étude des moyens de prévention contre ces dernières.

Les intoxications domestiques représentaient le champ d'action du Docteur Jean LEVEQUE qui a vulgarisé le mécanisme d'intoxication par les pesticides (particulièrement les organophosphorés) et a fourni aux médecins une conduite à tenir en urgence face à de telles intoxications. Cette action fut poursuivie plus tard par le Docteur Jamal BELAKHDAR qui avait succédé au docteur Albert CHARNOT comme chef de Laboratoire de Toxicologie et de Recherche Médico-Légale.

Ce laboratoire couvre, jusqu'à nos jours, les analyses toxicologiques en médecine légale, en médecine du travail et dans le domaine de la répression des fraudes.

En 1974, on assista à une individualisation de l'unité d'information sur les toxiques.

En 1976, le Docteur Didier SANDOZ a commencé la constitution du fichier marocain du futur Centre Anti-Poison (CAP) et la rédaction de plus de 1500 fiches. Une documentation renseignant sur les médicaments, les produits agricoles, industriels et domestiques, fût collectée auprès des organismes industriels coopérant et des C.A.P. de Zurich, Paris, Tours, Lyon et la « National Claeringhouse of Poisons Control Centre ».

En 1979, la rédaction du fichier a continué avec l'arrivée de Mme Gabrielle BAINOUTI, technicienne documentaliste, qui a complété le fichier et a supporté toute seule cette activité jusqu'en 1989.

En 1980, la déclaration des cas d'intoxications est devenue obligatoire par circulaire ministérielle (N°19 829DR/BF/MM). Chaque province et préfecture devait fournir au CAP le relevé de tous les cas d'intoxications admis dans les structures sanitaires. Ces déclarations ont été le point de départ du développement de l'activité Toxicovigilance sous la résponsabilité du docteur Ilham Semlali.

En 1989, Monsieur Taieb BENCHEIKH, Ministre de la Santé a engagé une politique ambitieuse de développement du Centre sous la dénomination de Centre Anti-Poison du Maroc (CAPM), incluant également une activité de vigilance et d'Alerte sanitaire.

La même année le Professeur Rachida SOULAYMANI, médecin enseignant en pharmacologie, est affecté en tant que directrice du C.A.P.M. pour restructurer et développer le Centre selon les normes internationales et de manière adaptée à notre pays.

En 1990, la réponse téléphonique 24 heures sur 24 fut lancée, elle est fonctionnelle depuis cette date et est actuellement sous la responsabilité du docteur Naima Ralhem

En 1991, la circulaire ministérielle (N°2DR10) reconnaît le centre et définit ses attributions ; c'est l'organisme national de gestion des problèmes toxicologiques, à l'échelle individuelle et collective (mission du CAPM) et de surveillance des effets indésirables des médicaments (mission du Centre National de Pharmacovigilance).

En 1994, le Centre fut reconnu, grâce à la composante pharmacovigilance, 34ème Centre collaborateur du « W.H.O. Collaborating Centres for Pharmacovigilance » il est le premier Centre arabe et africain à être reconnu.

En 1994, le laboratoire de Toxicologie Clinique et de Suivi Thérapeutique fut crée au sein du Centre Anti Poison. Quatre années ont été nécessaires pour l'équiper en matériel et pour former son personnel.

En 1995, le Centre Anti-Poison lance la spécialité Pharmaco-Toxicologie et devient Centre formateur. Le Docteur Raja BENKIRANE, en charge de l'activité Pharmacovigilance, fut le premier médecin méritant cette spécialité.

Une activité « Communication /Information » s'est développée au sein du centre.

Grâce à sa restructuration, le centre est mentionné dans le rapport de l'O.M.S. comme Centre de référence pour la région de la Méditerranée Orientale (WR. MOR/02/45RB/na).

En 2001 les locaux du Centre Anti-Poison sont transférés de l'Institut National d'Hygiène vers des locaux indépendants adaptés au développement qu'il a connu.

Un projet de restructuration du Centre en Institut de vigilance et d'Alerte Sanitaire est en perspective depuis 1999.

 

 

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